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 Mirage

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luna
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MessageSujet: Mirage   Jeu 23 Avr 2009 - 12:18

Mirage c'est une petite fiction sortie tout droit de ma tête malade. Je vous la soumet parce que j'aimerais bien avoir votre avis dessus.

Chapitre 1 une rencontre inattendue

Le métro arriva sur le quai et je fus bousculée par la horde gens qui s’agitaient pour y tenter d’y enter ou d’en sortir. Prise par l’élan de la foule, je réussissais à entrer, et me tortillais pour ranger mon roman. Avec une heure de métro matins et soirs, je ne sortais jamais de chez moi sans un bon livre pour passer le temps, mais aujourd’hui c’était peine perdue. J’inspirai profondément pour ne pas angoisser. Je n’aimais pas la foule.

Quand je relevais la tête, je le vit. Mon cœur bondit dans ma poitrine et je me forçais à ne pas mettre trop de mon émerveillement dans le sourire de salutation que je lui adressais. Lui, tel un mirage, me reconnue et me sourit à son tour. Je reçu alors de plein fouet le retour de flamme de malaise qui accompagnait toujours la joie d’apercevoir ce visage familier. Je détournais le regard un instant, juste une seconde, puis replongeais dans ce regard enchanteur.

Je m’y abandonnais, pour une fois totalement, désinhibée par le fait que ni lui ni moi ne pouvaient avancer ou reculer. Et il ne détourna pas le regard, répondant au baiser tendre et sauvage de mes yeux.
A une station, un grand nombre de personnes sortirent du métro, nous entraînant tous deux en dehors. Le métro reparti, avant que nous puissions y entrer de nouveau, et nous nous retrouvâmes seuls sur le quai.

Le silence s’éternisait mais je n’osais rien dire, de peur que même un simple bonjour ne gâche cet instant. Soudain, un éclair de malice éclaira son regard. Il saisi mon poignet et se mit à courir. Prise au dépourvu, je le suivi sans réfléchir. Nous volions presque, et je riais de bon cœur, lui riait aussi en m’entraînant toujours plus loin en avant. Au bout de quelques minutes, il ralenti et prit une allure normale. Je le regardais et murmurais son nom « Martin… ». Il me sourit et je dis dit :
« Ca fait longtemps hein ? »

Oui ça faisait longtemps, quatre ans. Et pourtant j’avais l’impression que c’était hier. Soudain, un éclair de lucidité me ramena à la réalité et je regardais ma montre. J’allais être en retard au boulot. Je le regardais dans les yeux, cherchant en vain une excuse pour rester. Il me coupa au moment ou j’allais parler :
« Reste ! Ne va pas travailler aujourd’hui. A quoi bon passer sa vie entière à suivre les règles. » Je ne pus résister à la tentation. Cette phrase était tellement typique de ce qu’il était resté dans mes meilleurs souvenirs. J’appelais sur le champ mon patron, me faisant passer pour malade. Martin salua mes talents de comédienne en riant, et fit de même.

Nous passâmes tout le reste de la matinée à évoquer des souvenirs, et à raconter ce qui c’était passé dans nos vie en quatre ans tout en nous promenant. Souvent, je pensais « allez courage, dis lui ce que tu ressens ». Mais mes lèvres restaient désespérément closes, figées par la peur d’être rejetée provenant d’une vielle cicatrice pourtant refermée depuis longtemps. Je regardais sa main et rêvais de la saisir délicatement. Avec ça il n’y aurait pas besoin de mots, il comprendrait. Mais de ça non plus je n’étais pas capable. Au loin on entendit un clocher sonner les douze coups de midi. Le temps était passé tellement vite, et je n’avais nul envie de partir.

« Ah déjà midi ! Ca te dirait de venir manger chez ma mère ? dit-il.
- Je ne sais pas, tu es sur que ça ne va pas l’embêter ?
- Mais non, elle sera ravie de te revoir !
- Alors d’accord, ça me ferait plaisir de la revoir aussi ! »

Nous nous empruntâmes donc côte à côte ce chemin si familier, tandis que mon cœur faisait des petits bonds de joie. C’était tellement bon de revivre ces instants, et en même temps j’avais peur de dire ou faire quelque chose qui briserait la magie. Je mesurais me mots et mes actes comme en présence d’un petit animal apeuré.

Quand nous arrivâmes, je n’eus nul besoin d’être guidée pour me diriger en direction du bon immeuble. Je me souvenais même du numéro de l’étage. Sa mère nous ouvrit, et je me dissimulais derrière la haut silhouette de Martin, mal à l’aise de m’imposer ainsi. Il entra en premier, salua sa mère et annonça ma présence. Son visage exprima tour à tour perplexité, surprise et plaisir. De mon côté, je restais figée et muette. J’avais toujours été assez timide, et ça me jouait souvent des tours à l’improviste. Mais elle eut vite fait de me mettre à l’aise en m’invitant à rester manger d’elle-même.

« Installez-vous, je m’occupe de tout !
- Je peux vous aider en quoi que ce soit ?
- Non, non, je n’en ai pas pour longtemps. Martin, sers lui quelque chose à boire en attendant. »

Je m’installais à coté de lui sur le canapé en cuir. Rien n’avait changé, l’appartement, sa mère, lui. J’avais l’impression de me retrouver 5 ans en arrière, juste avant que tout change. Nous échangeâmes quelques bavardages futiles, je me sentais infiniment bien, et je crois qu’il ressentait exactement la même chose.
Sa mère arriva avec un plat fumant de spaghetti à la bolognaise, et nous invita à s’installer à table. Tout en mangeant, je racontais de nouveau les quatre ans qui s’étaient écoulés, et écoutais d’une oreille attentive les commentaires que mère et fils exprimaient, avide de connaître, de savoir, pour réapprendre à les connaître. Le repas était achevé et les questions ne tarissaient pas, d’un côté comme de l’autre. Puis sa mère se leva, et nous indiqua qu’elle devait retourner travailler.
« Martin tu as les clés, ferme la porte quand vous partez.
- Eve, ça a été une joie de te revoir ! »


Dernière édition par luna le Ven 24 Avr 2009 - 10:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Mirage   Jeu 23 Avr 2009 - 12:51

Wouha , j'aime beaucoup !!!<333

J'adore ta façon d'écrire , tu décris énormément bien les sentiments d'Eve ...

J'ai juste une question : La suite tu l'as poste quand ??? ^^
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MessageSujet: Re: Mirage   Jeu 23 Avr 2009 - 12:54

J'aime bien ce que tu écris !
Il y a quelques fautes, mais bon. =)
Continuuues ! ;]
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luna
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MessageSujet: Re: Mirage   Jeu 23 Avr 2009 - 14:16

L'orthographe a toujours été un pb pour moi. Pourtant je lis et j'écris depuis des années...

Pour la suite, Ce soir peut-être, ou dans quelques jours grand maximum.

Merci pour vos avis!
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luna
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MessageSujet: Re: Mirage   Ven 24 Avr 2009 - 10:29

Chose promise, chose due: voici la suite et fin de cette histoire. J'ai remanié un peu le premier chapitre pour y glisser une partie dans le second.

Chapitre 2 Carpe Diem

Quand sa mère fut partie, je proposais à Martin de faire la vaisselle. On s’y mit tous les deux, et la corvée eut tôt fait de tourner au chahut. On riant, s’éclaboussait. A la fin, la cuisine était dans un tel était qu’il fallut passer la serpillière. Quand la pièce eut retrouvé son aspect d’origine, Martin m’entraîna dans son ancienne chambre. Je fus étonnée de constater qu’elle n’avait pas changée d’un pouce. Quand j’étais partie, ma mère avait eu vite fait de transformer mon ancienne chambre en bureau, mais ici, tout était resté semblable. Mon cœur battais à la chamade à cause de tout ce que m’évoquait cette pièce. Il battait tellement fort depuis ce matin que s’en était presque douloureux. Si ça continue ainsi j’aurais un arrêt cardiaque avant la fin de la journée, pensais-je en souriant.

Il mit de la musique, et s’installa sur le lit. Je reconnue dès les premières notes un vieux groupe de rock qu’il m’avait fait découvrir et que l’on avait souvent écouté ensemble. J’étais ravie que lui aussi veuille savourer pleinement cet instant étrange, et me détendit. J’ôtais mes chaussures, les posais avec mon sac et m’installais sur le lit à côté de lui. Il se pencha alors au dessus de moi, m’effleurant au passage et saisit le roman qui dépassait de mon sac ouvert. L’odeur unique de sa peau m’enveloppa et éveilla en moi des souvenirs voluptueux.

On parla romans un long moment. J’avais oublié que nous aimions autant lire l’un que l’autre, et je n’avais pas eu de conversation aussi intéressante depuis des années. Quatre en fait. Aucune de mes amies n’aimait lire autant que moi, et les conversations littéraires tournaient donc vite court. Avec lui, on pouvait parler, se contredire, échanger des arguments. C’était très plaisant. A un moment, son bras effleura le mien, éveillant en moi des sensations intenses. Je restais figée, n’osant pas croiser son regard de peur de ce que je pourrais y lire.

Prenant l’excuse des toilettes, je m’isolais un moment pour mettre de l’ordre dans mes idées, en vain. Dès lors, je pris conscience que j’étais totalement à la merci de mes émotions, et que tout comme par le passé, il pouvait aussi bien m’apporter une infinie quantité de bonheur, ou de peine. Nous étions là, ensemble, c’était irréel, mais ça ne voulait peut-être rien signifier d’autre pour lui que l’évocation d’un souvenir plaisant. Et moi, est-ce que je voulais vraiment revivre quelque chose avec lui, où étais-je simplement subjuguée par cet instant étrange?

Quand je revins dans la chambre le sourire charmeur qu’il m’adressa fit tomber ce qu’il restait de mes défenses, et je décidais de vivre pleinement cet instant quelles qu’en soient les conséquences. Et même si rien ne devait se passer, je repartirais comblée.

Je m’installais à ses côtés, plus près cette fois, acceptant le feu qui me ravageait là où sa jambe touchait la mienne. La conversation reprit, nous posions en toute simplicité les quelques questions qui nous venaient en tête sur le moment. Au bout de quelques minutes Doucement, tout en continuant de discuter, il déposa sa main dans la mienne. Je la saisi plus fermement pour sceller la situation, et lui adressa un sourire. Voilà. Avec lui tout avait toujours été plus simple. A l’époque déjà, on se comprenait sans avoir besoin de parler.

Nous passâmes en revue nos meilleurs écrivains, groupes de musiques, films… Mais tout ça avec un détachement grandissant. J’aimais discuter avec lui. Mais j‘aimais plus encore la tension qui était en train de s’installer. A un moment, sa main tomba doucement sur mon jean, et ses doigts commencèrent à y dessiner des signes sans queue ni tête. Je réprimais un frisson et continuais la conversation tout en fouillant ma conscience à la recherche d’une réponse à ma question muette, d’une approbation. L’écho de mon questionnement se répercuta dans un esprit désespérément vide. De la passion ou la raison ne subsistait que la première. Et quand ses lèvres s’approchèrent dangereusement des miennes, je ne reculai pas.

Puis, tout se passa très vite, et je me retrouvais sous la couette, blottie dans des bras que je n’avais pas touchés depuis quatre ans, dans une chambre où je n’avais pas mis les pieds en quatre ans. Mais ça ne comptait plus, car plus rien ne comptait, plus rien d’autre que l’instant présent.


Chapitre 3 les démons du passé.


Ce matin, quand je m’éveillai, le goût de sa peau était resté sur mes lèvres, dernière miette d’un vieux songe qui ne voulait pas s’éteindre. Je gardais les yeux fermés pour en prolonger le plaisir. En ouvrant enfin les yeux sur le décor familier de ma chambre, je remerciais silencieusement mon subconscient pour ce cadeau avant de commencer tranquillement ma journée.

Ce rêve n’était pas le premier, et probablement pas le dernier, car depuis plus d’un an, ce genre de choses m’arrivait assez régulièrement. J’en sortais à chaque fois très troublée et comme droguée pendant plusieurs jours. Au début, il me fallait plusieurs minutes avant de réaliser que tout ceci ne c’était pas réellement passé, la première fois, j’avais même été très déçue, mais maintenant, j’étais habituée à ces surcharges d’émotions.

Les jours qui suivirent, toutes mes pensées étaient tournées vers lui. Je ne parvenais pas à sortir de ma bulle de bonheur, et passais toutes mes journées dans un état quasi-léthargique. Mes amis me surprirent même le vendredi suivant, lors d’une soirée, debout, figée sur place depuis un bon quart d’heure, les yeux dans le vague. Il fallait à tout pris que je me ressaisisse, mais ni les douches froides, ni les gifles que je m’infligeais ne parvenaient à me sortir de ma torpeur.

A peine une semaine plus tard, je le vis dans le métro. J’en sortais et il y entrait. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine, mais je fus seulement capable de baisser les yeux et d’accélérer mon pas. Bientôt le métro s’éloigna avec lui à l’intérieur et je me sentie stupide. J’étais bien loin de la fille téméraire de mes rêves. J’avais une vie que j’avais choisie et que j’aimais, et il fallait que je complique les choses en étant amoureuse d’un souvenir, d’un homme qui l’ignorait totalement. J’avais peur, peur des conséquences, peur d’être rejetée, peur de ne pas l’être aussi.

Ce fut le déclic qui me libéra. Je pus recommencer à vivre pleinement mon quotidien, ma vie réelle, à rire, m’amuser, travailler, sortir, comme si rien ne s’était passé. Enfin, jusqu’au prochain rêve.




Voilà, j'espère qui ça vous as plu!
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